La LNPN vise à doter progressivement les territoires de la vallée de la Seine de liaisons ferroviaires performantes sur les axes Paris – Mantes-la-Jolie – Rouen – Le Havre et Paris – Mantes-la-Jolie – Évreux – Caen – Cherbourg.

Source : LNPN.fr

Le projet

La LNPN est un projet de nouvelle ligne ferroviaire entre Paris / Île-de-France et la Normandie (Rouen, Le Havre, Caen, Cherbourg, etc.).
Elle vise à désengorger le réseau actuel — déjà très saturé — en créant des voies nouvelles, ce qui permettrait à la fois des trains rapides (TGV / grandes lignes), des trains régionaux (TER/omnibus) et du fret d’utiliser des infrastructures adaptées.
L’idée est d’améliorer la fréquence, la régularité, le confort, et la ponctualité.

Ce que le projet change — bénéfices attendus

  • Réduction des temps de trajet : par exemple, selon les projections, Paris ↔ Rouen pourrait se faire en ~1 h, Paris ↔ Le Havre en ~1 h 45, Paris ↔ Caen en ~1 h 35.
  • Augmentation de la fréquence des trains — ce qui faciliterait les trajets « domicile ↔ travail / études » quotidiens, un vrai plus pour les navetteurs.
  • Capacité renforcée pour le fret ferroviaire — ce qui pourrait réduire le nombre de camions sur les routes, stimuler l’économie autour des ports (Le Havre, Rouen), améliorer la logistique de l’axe Seine.
  • Développement territorial et écologique — un maillage plus efficace, un meilleur accès pour les territoires normands, le développement des mobilités durables, et un désengorgement des axes routiers.

Où en est le projet aujourd’hui (début 2026) — état & défis

  • Le projet a évolué : à l’origine envisagé comme une LGV (ligne à grande vitesse), il est désormais conçu comme ligne mixte (grandes lignes + TER + fret) — un meilleur compromis pour répondre à la diversité des besoins.
  • Depuis 1er juillet 2025 un nouveau cadre de gouvernance et de concertation a été mis en place — le projet va être revu « de fond en comble » pour réévaluer son bilan environnemental, économique, social, en lien avec d’autres grands projets (comme le prolongement d’EOLE, organisation du fret, etc.).
  • Malgré des doutes car le projet n’apparaissait pas dans la dernière liste des grands projets d’Île-de-France validée par le Conseil d’État, le gouvernement affirme que la LNPN reste « un projet d’intérêt national majeur ».
  • Certaines sections sont jugées prioritaires, notamment le tronçon Paris – Mantes-la-Jolie et le tronçon Rouen – Barentin, avec création prévue d’une nouvelle gare à Rouen (Rive Gauche / Saint-Sever).

Les incertitudes, critiques, points de vigilance

  • Le coût global estimé dès l’époque du débat public : entre 10 et 15 milliards d’euros.
  • Institut Paris Région
  • Le projet — malgré son intérêt en Normandie — suscite des réserves en Île-de-France, ce qui complique son adoption complète (priorisation politique, arbitrages budgétaires, concertation, acceptabilité locale).
  • Le tracé exact, le calendrier de réalisation et la combinaison des différents usages (grandes lignes, TER, fret) ne sont pas encore figés — ce qui introduit un degré d’incertitude dans les gains annoncés.
  • Des interrogations environnementales, sociales et territoriales poussent à repenser le projet — la nouvelle gouvernance en place en 2025 vise à refaire les études à ce sujet.